Transfert de compétences · Formations sur mesure

Anticiper les besoins. Préserver et transmettre les savoir-faire.

Nous accompagnons les directions, RH, managers, experts et acteurs de la formation pour rendre les compétences visibles, transmissibles et mobilisables dans le travail.

Les exemples ci-dessous ouvrent la discussion. Chaque parcours est construit avec vous : contenu, durée et rythme sont définis après analyse de votre besoin.

Exemples de parcours

Anticiper les besoins et organiser le développement des compétences

Votre situation

Direction, RH ou managers : vos métiers évoluent, certains recrutements sont difficiles ou des départs approchent. Vous avez besoin de prioriser les compétences à développer.

Ce que nous pouvons travailler ensemble

Relier les évolutions de l’activité aux besoins en compétences ; construire une cartographie ; identifier les emplois et savoir-faire sensibles ; articuler formation, transmission, mobilité et recrutement. La GEPP soutient cette démarche.

Exemples de productions

Matrice de compétences, diagnostic partagé, priorités argumentées et plan de développement avec des repères de suivi.

Comment le parcours se construit

Nous choisissons un périmètre réaliste à partir de vos données et des situations de terrain. Les ateliers permettent d’apprendre à construire et à utiliser les outils, puis de prévoir leur actualisation.

Préserver et transmettre les savoir-faire critiques

Votre situation

Un expert va partir, une activité repose sur quelques personnes ou l’intégration des nouveaux collègues est fragile. Vous devez identifier ce qui compte et organiser son apprentissage.

Ce que nous pouvons travailler ensemble

Repérer les savoir-faire critiques ; expliciter les raisonnements et gestes professionnels ; construire des situations d’apprentissage ; organiser le binômage ou le tutorat ; vérifier que le savoir-faire devient mobilisable.

Exemples de productions

Fiches savoir-faire, trame d’entretien d’explicitation, parcours de transfert ou critères d’observation en situation de travail.

Comment le parcours se construit

Nous partons soit d’un risque à cartographier, soit d’une expertise déjà identifiée. Le travail associe les personnes qui transmettent et celles qui apprennent, avec des essais et ajustements dans le contexte réel.

Former ceux qui transmettent

Votre situation

Vos experts, tuteurs ou formateurs internes connaissent leur métier mais souhaitent mieux faire apprendre. Ils accompagnent un collègue au poste ou animent une formation en groupe.

Ce que nous pouvons travailler ensemble

Définir des objectifs observables ; concevoir des situations pédagogiques ; expliciter les consignes ; adapter sa posture ; donner du feedback ; construire une évaluation pertinente.

Exemples de productions

Séquence pédagogique, guide de tutorat, support de démonstration, grille d’observation ou outil d’évaluation adapté au rôle.

Comment le parcours se construit

Nous distinguons les besoins du tutorat au poste et ceux de l’animation de groupe. Chaque participant travaille une transmission réelle, l’expérimente et utilise les retours pour l’améliorer.

Notre approche

Anticiper

Combien de temps faut-il prévoir ?

Cela dépend de ce qui doit passer, pas de la date du départ. Un geste technique que l’on peut décrire, observer et refaire sous supervision se transmet en quelques semaines. Une compétence relationnelle — tenir une négociation difficile, arbitrer avec un client historique, décider seul quand personne n’est joignable — demande de la durée : le successeur a besoin de vivre des situations, pas de se les faire raconter.

Le risque n’est pas de commencer trop tôt, il est de commencer trop tard. Lorsque le départ est imminent, l’expert est sollicité de toutes parts, le successeur apprend sous pression, et la relation de confiance qui rend la transmission possible n’a pas le temps de s’installer. Nous recommandons d’ouvrir le sujet dès que le départ devient prévisible, sans attendre qu’il soit daté.

Par où commencer

Par le tri. Toutes les compétences d’un partant n’ont pas la même valeur pour l’organisation : certaines sont partagées par plusieurs personnes, d’autres reposent sur une seule tête et arrêtent l’activité si elles disparaissent. Une cartographie des compétences et de leur criticité concentre l’effort là où l’exposition est réelle.

Ce que le tri évite

Traiter un départ comme s’il fallait tout sauver. L’inventaire exhaustif épuise l’expert, mobilise le successeur sur des sujets secondaires et laisse le temps manquer sur ce qui comptait vraiment.

Deux natures de savoir-faire

Un geste et un jugement ne se transmettent pas de la même façon.

Une compétence technique se décompose : on peut en décrire les étapes, montrer, faire refaire, vérifier le résultat. Le successeur reproduit d’abord, comprend ensuite, ajuste enfin. Le dispositif qui convient est celui de l’apprentissage accompagné, avec des critères d’observation explicites.

Une compétence relationnelle ne se décompose pas de la même manière. Ce que fait l’expert tient à sa lecture de la situation, à son histoire avec les interlocuteurs, à sa façon d’être. Demander au successeur de reproduire ce comportement produit une imitation qui sonne faux et qui casse au premier écart. Ici, le successeur ne reçoit pas : il construit sa propre manière d’obtenir le même résultat, à partir de ce qu’il est.

Traiter les deux avec le même dispositif est l’erreur la plus fréquente, et la plus coûteuse : elle produit des successeurs formés sur le papier et démunis en situation. Le travail consiste donc d’abord à distinguer, dans ce qui doit passer, ce qui relève de la procédure et ce qui relève du jugement — puis à construire deux réponses différentes.

Les rôles

À qui revient le transfert ?

À l’expert, dit-on. C’est la réponse courte, et elle explique une bonne part des échecs. Un expert sait faire ; cela ne veut pas dire qu’il sait expliquer ce qu’il fait, ni qu’il a le temps de le faire pendant qu’il tient encore son poste. Lui confier seul la transmission, c’est lui demander un second métier sans le lui apprendre.

L’expert

Il explicite : ce qu’il regarde, ce qu’il écarte, ce qui le fait changer d’avis. Ce travail se prépare avec des questions qui font remonter le raisonnement, pas avec une consigne de tout documenter.

Le successeur

Il n’enregistre pas, il construit. Il travaille des situations réelles, se trompe devant témoin, et reformule à sa manière ce qu’il a compris.

Le manager

Il libère le temps, protège les moments de travail commun et arbitre les priorités. Sans cela, le transfert cède devant l’urgence, chaque semaine.

La fonction RH

Elle repère les expositions avant qu’elles ne deviennent des départs, et tient la trace de ce qui a été transmis comme de ce qui ne l’a pas été.

Évaluer

Comment sait-on qu’un transfert a réussi ?

Pas au sentiment. « Il semble à l’aise » n’est pas un résultat : c’est une impression, et elle se dissipe au premier cas inhabituel. Un transfert s’évalue sur ce que le successeur fait, dans des situations choisies pour cela, et sur des critères posés avant de commencer.

Concrètement : il traite une situation courante sans relance et dans le temps imparti ; il repère un cas qui sort de l’ordinaire et dit pourquoi il en sort ; il explique la raison d’une manière de faire, pas seulement sa suite d’étapes ; et il sait nommer ce qu’il ne maîtrise pas encore, ce qui est le signe le plus fiable que la transmission a porté.

Ces critères se fixent au début, avec l’expert et le manager. Ils font aussi le tri : une compétence que l’on ne sait pas évaluer est une compétence que l’on n’a pas su décrire, et c’est en général là que le travail doit reprendre.

Construisons votre parcours.

Nous précisons ensemble les publics, le niveau de départ, les objectifs et les contraintes. Votre programme personnalisé indique les prérequis, la durée, les modalités pédagogiques, l’évaluation et les conditions de réalisation. Le suivi est défini selon le besoin pour examiner la mise en pratique et ajuster les repères.

Tarif sur proposition. Délai d’accès : de 2 à 4 semaines entre la signature de la convention et le démarrage, selon l’analyse du besoin. Financement OPCO possible selon votre situation et les conditions de prise en charge. Pour les adaptations liées au handicap, contactez notre référent Johan Quilbeuf.

Programmes

Consulter les programmes détaillés

Objectifs, déroulé, méthodes et modalités d'évaluation de chaque parcours de ce domaine, au format PDF.